Louise Michel, l'héroïne de la Commune de Paris

Surnommée la Vierge rouge, Louise Michel a vécu l'un des épisodes révolutionnaires les plus importants d'Europe et y a pris une part active.



Louise Michel (Château de Vroncourt-la-Côte, 1830 - Marseille, 1905) était une révolutionnaire française. Une révolution qu'elle a portée dans ses écrits - elle était poètesse et écrivaine - et son activisme. Dès son plus jeune âge, elle reçoit une éducation basée sur les théories libérales de Voltaire et de Jean-Jacques Rousseau, entre autres.


Maîtresse d'école de profession, elle participe à l'insurrection révolutionnaire de la Commune de Paris de 1871, ce qui lui vaut d'être déportée en Nouvelle-Calédonie. Là, elle s'est profondément intéressée aux autochtones kanaks. Elle rentre en France en 1880 et diffuse les idées anarchistes dans tout le pays et dans certaines nations européennes par des conférences et des écrits qui suscitent un grand intérêt.

Une conférence de Louise Michel à la salle Graffard, dessin de M. de Haenen, 11/12/1880
Une conférence de Louise Michel à la salle Graffard, dessin de M. de Haenen, 11/12/1880

Bien qu'elle ait fait des études pour devenir enseignante, elle ne peut exercer sa profession car elle a refusé de prêter serment à Napoléon III, et ne peut donc pas enseigner dans les écoles publiques. Au lieu de cela, elle a travaillé dans une institution privée appartenant à Madame Vollier. Parallèlement, elle écrit des vers et des articles, qu'elle envoie à Victor Hugo et à des journaux comme La Jeune France, et participe à des réunions de discussion. Bien qu'elle n'adhère à aucun courant idéologique, elle fréquente des personnes liées à la pensée révolutionnaire, notamment Théophile Ferré et sa sœur Marie, et d'autres comme Amilcare Cipriani, Henri Rochefort et Jules Vallès.


Le 18 mars 1871, la Commune de Paris est proclamée au centre de la capitale ; son heure est venue. La ville de l'amour est devenue un champ de bataille. Les longues et larges rues sont remplies de barricades et le conflit entre les forces de l'ordre et les communards donne lieu à toutes sortes de violences. Le palais des Tuileries, résidence de la plupart des monarques de France, d'Henri IV à Napoléon III, est incendié par les communards. Michel a participé aux combats de barricades, et s'est également occupé d'une ambulance et des questions d'éducation. Elle réussit à libérer sa mère, qui avait été capturée pour être fusillée en guise de punition contre Michel.


Louise Michel en uniforme de la garde nationale
Louise Michel en uniforme de la garde nationale

Pourquoi l'a-t-on surnommée la Vierge rouge ? Michel est allé jusqu'à recruter des prostituées pour conduire les ambulances et transporter les blessés malgré l'opposition de ses camarades. Dans les rangs de ses camarades, elle est connue comme la Vierge rouge. Elle n'est pas la seule femme à s'être battue dans ce Paris en feu. Les associations de femmes ont réussi à faciliter l'éducation des jeunes filles, et des crèches ont été créées près des usines. En outre, grâce à l'internationaliste russe Elisabeth Dmitrieff, l'égalité des salaires entre les deux sexes a été relevée.



Louise Michel en Nouvelle-Calédonie
Louise Michel en Nouvelle-Calédonie

Le rêve de Michel et des révolutionnaires a été interrompu après 60 jours. 30 000 communards ont été fusillés, hommes, femmes et enfants confondus. Au total, 1 051 femmes ont été jugées et des centaines de femmes incendiaires ont été assassinées sur les murs du cimetière du Père Lachaise. La punition de Michel a été l'exil. Elle a été envoyée, avec d'autres de ses compagnons masculins, en Nouvelle-Calédonie, un archipel de Mélanésie. Sa passion scientifique l'amène à étudier la végétation et la faune exotiques du lieu ; elle improvise également une école pour les enfants des autres déportés, parmi lesquels elle a une certaine autorité. Michel a appris la langue des Kanak, le peuple indigène de la Nouvelle-Calédonie. De même, lorsque les indigènes se sont rebellés contre les colons français, Louise Michel a soutenu les Kanaks. Louise Michel, qui, selon elle, a toujours pris position contre ceux qui abusent du pouvoir, est morte en 1905 d'une pneumonie.


Sources :

  • Biografiasyvidas

  • El Español








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