Les femmes du #postimpressionnisme


Suzanne Valadon, Femme allongée sur un sofa (1917/18)


En 1886, à l’occasion de la dernière exposition, le critique Félix Fénéon affirme qu’avec elle l’impressionnisme est définitivement mort, a été remplacé par un nouveau mouvement, une nouvelle forme d’art, qu’il appelle néo-impressionnisme ou post impressionnisme. Avec le temps, le terme est utilisé pour désigner le passage entre la première phase de l’impressionnisme et les avant-gardes artistiques du XXe siècle.


Il désigne le passage entre la première phase de l’impressionnisme et les avant-gardes artistiques du XXe siècle.


Le Le terme renvoie à plusieurs artistes ayant rompu avec l’impressionnisme et caractérise un style personnel, marqué par une grande liberté de traitement.

C’est pourquoi les postimpressionnistes explorent tant de styles différents, ils sont parfois appelés nabis, pointillistes, divisionnistes, synthétistes ou encore symbolistes


Suzanne Valadon

Suzanne Valadon (1865-1938) est, aux yeux des spécialistes de la période, l’une des plus grandes peintres modernes de son époque. Son important succès est cependant éclipsé par la renommée mondiale de son fils Maurice Utrillo...


Valadon n'était pas confinée à un style spécifique, mais les esthétiques symboliste et postimpressionniste sont clairement visibles dans son travail. Elle se passionne d’abord pour les arts du cirque et exerce le métier d’acrobate jusqu’à l’âge de 15 ans. Une chute lors de l’un de ses numéros met fin à sa carrière. C’est également à cette période qu’elle déménage de son Haute-Vienne natale pour venir s’installer dans le quartier de Montmartre à Paris.


En 1914, Suzanne Valadon est la première femme artiste peindre des nus masculins sur des toiles de grandes dimensions. Son modèle est André Utter, sn mari de près de vingt ans, son cadet et l’ami de son fils unique (qu’elle a élevé seule et qu’elle poussera à devenir également peintre). Les trois forment « le trio infernal » ou la « trinité maudite ».


« Cet acte de censure pudibond trahit la difficulté affrontée par les femmes artistes de présenter, à l’époque, des corps d’hommes entièrement nus et confirmerait le rôle pionnier joué par Suzanne Valadon dans la rupture avec les conventions ». Nathalie Ernoult

«Selon Valadon, « il faut avoir le courage de regarder le modèle en face si l’ont veut atteindre l’âme. Ne m’amenez jamais pour peindre une femme qui cherche l’aimable ou le joli, je la décevrais tout de suite. » La composition, qui reprend le shéma traditionnel du nu voluptueux encadré de rideaux, nous fait entrer dans l’intimité bohème de l’atelier saturé de bleus intenses. Perdue dans ses pensées, la femme oublie l’intrusion du peintre : c’est un instant volé. » Nathalie Ernoult

Suzanne Valadon, Nu couché (1928)


Emily Carr

Emily Carr, peintre et écrivaine, née en 1871 et décédée en 1945 à Victoria. L'une des figures de proue de la peinture canadienne de la première moitié du XXe siècle. Elle s'est inspirée de la culture indigène pour créer son art, en particulier celle des tribus de la côte nord-ouest du Pacifique.


Ses tableaux les plus aboutis, comme le splendide Indian Church (1929), dépeignent la nature comme un vortex furieux de vie organique, avec des formes arrondies qui créent l'impression de mouvements incessants et de transformations constantes. De son côté, l'aspect humain (représentation d'églises, de maisons, de totems) y semble menu et fragile.


Grâce à son succès dans l'est du Canada et au soutien de son mentor Lawren Harris, Carr commence à peindre des tableaux audacieux, quasi hallucinatoires, qui la rendront célèbre : des représentations de totems amérindiens.


« L´art est art, la nature est la nature, il est impossible de l´améliorer . . . Les images doivent être inspirées par la nature, mais réalisées dans l´âme de l´artiste; c´est l´âme de l´individu qui compte.» Emily Carr, 1912

Emily Carr, Paysage canadien


Lucie Cousturier

Artiste, écrivaine et intellectuelle française, Lucie Cousturier est née en 1876 et décédée en 1925. Elle s’inscrit dans le courant du pointillisme, un style que l'on peut situer dans le post-mpressionnisme ou le néo-impressionnisme.


Elle étudie auprès des peintres néo-impressionnistes et pointillistes Paul Signac et Henri-Edmond Cross; elle se lie également d’amitié avec l’artiste Georges Seurat.


Signac et Seurat s’attachent à une approche divisionniste de la peinture, séparant les tons des tableaux en de nombreuses petites taches de couleurs.


Après la fin de la guerre, Lucie Cousturier décide de se rendre en Afrique-Occidentale française. Elle en revient avec des carnets des croquis, un journal, et de fermes convictions anti-colonialistes.

Lucie Cousturier, Coucher de soleil


En Amérique latine, on retrouve la trace du postimpressionnisme dans de nombreuses peintures. Dans ce cas, nous vous proposons d'observer ces deux paysages.

Lía Gismondi, Oropa (1911). Museo Nacional de Bellas Artes, Buenos Aires.


Anita Malfatti, Paisagem de Santo Amaro (1920).


Compilation par Lucía Galluzzo


Sources

  • L'histoire par les femmes

  • L'encyclopedie canadienne

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