Les femmes de #l'impressionnisme

Dernière mise à jour : 21 sept. 2021


Mère peignant les cheveux de son enfant (1879), Mary Cassatt


L’impressionnisme serait né en 1873 grâce à Claude Monet, auteur d’Impression, soleil levant, l’œuvre manifeste de cette esthétique de la rapidité et du flou.


La plupart des artistes et des toiles se caractérisent plutôt par leur goût pour des sujets réalistes ou de plein-air, empruntés à la vie moderne.


En 1874, la première exposition du groupe a lieu dans les locaux du photographe Nadar, sur le boulevard des Italiens, à Paris. L’impressionnisme célèbre la notation rapide, les couleurs vives et la modernité.


Ce sont précisément les limitations imposées aux femmes artistes qui leur ont ouvert la voie pour créer les œuvres les plus exquises et les plus particulières du mouvement impressionniste. Au lieu de peindre des paysages et des fêtes en plein air, elles se sont consacrées à la vie quotidienne, à l'intimité, aux activités domestiques, documentant les changements sociaux que les femmes du monde entier allaient connaître.


Berthe Morisot

Berthe Marie Pauline Morisot née en 1841 à Bourges et morte en 1895 à Paris est une artiste peintrefrançaise, cofondatrice et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'impressionnisme.


Berthe suit ainsi des cours de peinture avec sa sœur et se plaît très tôt à aller peindre sur le motif, c’est-à-dire en plein air. Elle participe à la première exposition du groupe impressionniste à Paris en 1874.


La peinture de Berthe Morisot s’affirme notamment dans les couleurs et l’usage du blanc, elle acquiert une certaine notoriété dans le milieu avant-gardiste et en 1892, elle organise sa première exposition personnelle.


« Ce qui est très remarquable dans ce tableau c'est la qualité de la peinture, la qualité de la touche, la fraîcheur extraordinaire des blancs qui font de ce tableau, un tableau presque unique. Dans l'oeuvre de Berthe Morisot, il y aura plusieurs tableaux un peu dans ces tons-là mais c'est le plus achevé et en même temps le plus moderne. » Jean-Dominique Rey

Vue de Paris depuis le Trocadéro (1871-72), Berthe Morisot


Mary Cassatt

Mary Stevenson Cassatt née en 1844 à Pittsburgh en Pennsylvanie et morte en 1926 au Mesnil-Théribus en France, est une peintre et graveuseaméricaine.


Considérée comme l’une des plus grandes peintres aux États-Unis, Mary Cassatt est la seule américaine à avoir exposé avec les impressionnistes.


À partir de 1868, elle quitte définitivement les États-Unis, parcourt l’Europe puis s’installe définitivement à Paris en 1874. Elle présente ses tableaux aux différents Salons dès 1872 et se heurte à la rigidité de l’académisme pictural de l’époque. Régulièrement, certaines de ses œuvres sont refusées.


Petite fille dans un fauteuil bleu : par l’historienne de l’art Petra Chu, ce tableau illustre le refus de peindre une image d’Épinal de l’enfance, représentant les enfants tels qu’ils sont, c’est à dire parfois distraits, avachis et affichant une certaine effronterie. Avec ce tableau, Cassatt refuse de peindre l’enfance comme un idéal de l’innocence et rejette les canons de l’académisme.



Dans la boîte (c.1879), Mary Cassatt


Marie Bracquemond

Marie Bracquemond neé à Landunvez, Finisterre en 1840 et morte à Sèvres en 1916. Elle est surtout connue pour ses toiles, mais elle s’est aussi essayée à la gravure, la sculpture, ainsi qu’à la céramique.


Éleve de Jean-Auguste-Dominique Ingres, elle constate rapidement que le maître n’a que “peu d’estime pour les femmes artistes”. Elle raconte :

« La sévérité de Monsieur Ingres me glaçait… parce qu’il doutait du courage et de la persévérance des femmes dans le domaine de la peinture… il ne leur confiait que des peintures de fleurs, de fruits, des natures mortes, portraits ou scènes de genre » .

Marie Bracquemond va suivre les traces d'autres peintres tels que Berthe Morisot et Mary Cassat, mais son mari n'approuve pas la nouvelle direction artistique prise par sa femme qui expose même dans des expositions impressionnistes. Son travail a également été exposé à La Vie Moderne et à la Dudley Gallery de Londres.



Sous la lampe (1887), Marie Bracquemond


Eva Gonzalès

Née à Paris en 1849 et morte en 1883, elle est un peintre impressionniste française d'origine espagnole et monégasque.


Éva Gonzalès, fille d’un romancier populaire et d’une musicienne, grandit à Paris et montre très tôt son attrait pour la peinture. À 16 ans, on lui choisit un maître, Charles Chaplin, peintre à la mode tenant un atelier où il enseigne la peinture aux jeunes filles. Alors que le talent d’Éva Gonzalès s’affermit, elle décide d’abandonner l’enseignement de Chaplin et se tourne vers une personnalité alors très controversée dans le monde de l’Art, Édouard Manet.


Les scènes de la vie quotidienne qu’elle représente s’imprègnent alors des jeux de lumière et de la liberté de touche de ceux qui se feront appeler les Impressionnistes. Malgré ces similitudes, elle refuse, tout comme Édouard Manet, d’exposer avec les autres artistes composant ce mouvement, préférant le Salon Parisien aux expositions indépendantes, dans le but de rendre officielle sa participation féminine à l’Art de son époque.

Thé de l'après-midi (1875), Eva Gonzalès


Compilation par Lucía Galluzzo


Sources

  • France Culture

  • « Une Etude féministe de l’œuvre d’Éva Gonzalès », Jules Janin






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