Les femmes de #l'ArtNouveau et #l'ArtDéco

Dernière mise à jour : 6 oct. 2021


Frances MacDonald (c. 1905) Printemps


Céramiques, meubles, objets d’art, verreries, vêtements… L’un de leurs apports majeurs est d’avoir fait tomber la barrière traditionnelle entre arts majeurs et arts mineurs, en élevant par exemple l’affiche aux rangs des beaux-arts. Ils signent un véritable renouveau de l’art décoratif européen à l’ère de l’industrialisation croissante.


L'art nouveau

Multiforme et international, le mouvement Art nouveau est celui des courbes et des arabesques. Il est un pur produit de la Belle Époque (1890–1914).


Frances (1874-1921) et Margaret Macdonald (1865-1933) faisaient partie du groupe des Quatre avec Charles Rennie Mackintosh (1868-1928) et Herbert McNair (né en 1870).


Elles ont fait leurs études d'architecture et de design à la Glasgow School of Art.



Ethel Reed (1874 - 1912, Londres)


Elle compose des illustrations pour des périodiques destinés à la jeunesse comme St. Nicholas: An Illustrated Magazine for Young Folks (1894-1895), ainsi que pour deux magazines de Philadelphie, The Penny Magazine et Footlights.


Les journaux l'appelaient "la belle dame des affiches". À l'âge de 21 ans, elle a obtenu une reconnaissance internationale et est devenue une personnalité des médias. Issue d'une famille pauvre, elle est essentiellement autodidacte - son talent pour le dessin a été remarqué dès son enfance.


L'art déco

L'Art déco des années 1930 a séduit le monde, porté par un rêve de séduction et de fantaisie, symbole de l'illusion d'une gloire et d'une puissance retrouvées.


Tamara de Lempicka (1898–1980)

Ses tableaux, principalement des portraits et des nus féminins, mélangeant esthétique moderne et maniérisme, sont à l’image des Années folles.

« Mon but : ne jamais copier. Créer un nouveau style, clair, des couleurs lumineuses, et percevoir l’élégance dans mes modèles.»

Tamara de Lempicka, La Tunique rose (1926)



Eileen Gray (1878-1976)


Laqueuse, décoratrice d'intérieur et architecte irlandaise, a combiné la somptuosité du design art déco avec les formes géométriques du style international, créant ainsi une esthétique qui lui est propre.


En 1898, Gray est l'une des premières femmes admises comme étudiante à la Slade School of Fine Art de Londres : elle y étudie la peinture avant d'entamer un apprentissage dans un atelier de laque londonien. Gray s'est installée à Paris en 1902, où elle a poursuivi sa formation en laque sous la tutelle de Seizo Sugawara, un artiste laqueur japonais qui avait quitté le Japon pour s'installer à Paris. Dans les années qui suivent, Gray s'impose comme une figure de proue de l'art de la laque japonaise, son style privilégiant une forme d'abstraction moderne. L'approche de Gray du modernisme était sans doute plus sensuelle et plus vive - on pourrait même dire plus féminine - et tout à fait à part.


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